L’intérêt des forêts primaires

(ou ou quasi primaires)

Une biodiversité exceptionnelle devenue rare en Europe

« La forêt vierge est une forêt stabilisée sur le plan écologique, dans laquelle l’évolution des rapports entre le climat, le sol et les organismes est équilibrée. Cette forêt est en outre protégée des influences humaines qui modifieraient les processus vitaux et la structure des peuplements (…). On peut parler de forêt naturelle aussi longtemps que les influences extérieures exercées sur leur écosystème lui permettent de se régénérer et de retrouver l’état d’origine », Korpel 1995 – Ancien professeur de Sylviculture à l’Université de Zvolen en Slovaquie.

La forêt primaire représente la quintessence de la biodiversité forestière. De par la non-intervention de l’homme la forêt se régénère elle-même. Les vieux arbres tombent en créant des clairières qui vont permettre aux jeunes pousses de s’épanouir. Malheureusement, ces vielles forêts ne forment plus que 3% des forêts européennes dont une grande partie se trouve à l’Est de l’Europe.

Les vieux arbres forment le pilier de la biodiversité des forêts primaires
Les forêts naturelles tirent leur caractéristique du nombre élevé de vieux arbres en décomposition qui est à la source de toute la diversité biologique.
En effet, les vieux arbres fournissent habitat, abri et source de nourriture pour les oiseaux, les chauves souris et les autres mammifères, sans compter les moins visibles des espèces en large décroissance dans les milieux forestiers communs, que sont les insectes en particulier les coléoptères mais aussi les mousses, les lichens ainsi que les champignons.
Les experts forestiers considèrent aujourd’hui qu’un tiers des espèces en large décroissance dans les forêts, est dû à la disparition de ces vieux arbres en décomposition présents en grand nombre dans les forêts naturelles.
De plus une continuité de la couverture forestière c’est maintenue avec ses micros habitats depuis la dernière glaciation, c’est-à-dire au moins 10000 ans.